Articles avec le tag ‘Claude Bartolone’
Ce vendredi 25 juin, le Conseil Général de Seine Saint-Denis s’est réuni pour examiner, entre autres, le compte administratif 2009 et l’avis de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) sur le budget 2010.
Après plus de 4 heures de débats houleux, notamment à l’intérieur de la majorité socialo-communiste, l’assemblée départementale a fini par se prononcer contre l’avis de la CRC, qui préconisait le retrait des lignes budgétaires des 75 millions d’euros de recettes fictives votées le 8 avril dernier.
Notre groupe, fidèle à ses engagements et au respect des lois de notre République, a bien entendu approuvé, en opposition vis-à-vis de la majorité, l’avis de cette institution qui rappelle à la loi Claude Bartolone ! Mais il souhaite, avec ses collègues communistes, poursuivre son combat médiatique dans l’illégalité.
En effet, lors du débat du 8 avril dernier, nous avions refusé de voter ce budget car il présentait un caractère insincère qui nous exposait à une mise sous tutelle préfectorale. En effet, l’exécutif inscrivait 75 millions d’euros de recettes fictives qu’il n’affectait à aucune dépense….
Aujourd’hui, Claude Bartolone persiste dans l’illégalité et prend le risque de perdre la main sur l’exécution des finances départementales. C’est ce qu’il souhaite, afin de ne pas apparaître comme le responsable d’une politique d’économies et de rigueur qu’il ne veut pas assumer.
Nous avons dénoncé l’irresponsabilité d’un président qui se désintéresse de la Seine Saint-Denis, puisqu’il a déjà annoncé par ailleurs qu’il privilégierait sont mandat de député à celui de Président du Conseil Général quand le Parti Socialiste acterait le principe du non-cumul des mandats.
J’ai par ailleurs demandé à M. Bartolone de prendre de l’avance sur son départ annoncé et de laisser des élus responsables diriger ce département. Mais cela est impossible, tant qu’il restera de l’argent dans le budget communication du département …Que nous payons par nos impôts !
Ludovic Toro
Ce vendredi, j’ai participé, à Clichy-Sous-Bois et au Raincy, aux cérémonies de commémoration de l’appel du 18 juin 1940 .
Comme chaque année, c’est l’occasion de nous rappeler cet appel à la Résistance contre l’occupant prononcé par le Général De Gaulle à la radio de Londres, dans lequel il appelle à ne pas cesser le combat contre l’Allemagne Nazie et qui est considéré comme le texte fondateur de la Résistance Française.
Ludovic Toro
Claude Bartolone avait inscrit 75 millions d’euros au budget départemental, mais il avait oublié d’insister sur le fait qu’il affectait cette somme à des « dépenses imprévues », ce qui voulait dire qu’elle n’avait aucune destination précise.
Le département n’a donc pas besoin de ces 75 millions pour fonctionner !
La manipulation était trop simpliste et le groupe communiste a exigé, en échange d’un vote d’abstention :
1 – Une augmentation de 18 millions d’euros du budget (12.4 millions d’euros en investissement et 5.6 millions en fonctionnement)
2 – Que sur les 75 millions d’euros de recettes fictives, 48.26 millions soit d’ores et déjà attribuées à des mesures précises.
Le président du Conseil Général a cédé à ce chantage, augmentant les difficultés financières du Département !
Comment expliquer autrement le fait que le président du Conseil Général ait pu trouver subitement18 millions d’euros, alors qu’il avait annoncé le matin même n’avoir aucune marge de manœuvre ?
C’est un coup de communication qui aura coûté 18 millions d’euros au département…
Claude Bartolone, président du Conseil Général de Seine Saint-Denis, revendique d’être hors la loi.
En faisant voter un budget insincère, il placera notre département sous tutelle et attend que la Chambre Régionale des Comptes propose un nouveau budget.
De plus, il paie cher le vote d’abstention du groupe communiste pour le budget : en effet, celui-ci a obtenu 18 millions d’euros de dépenses supplémentaires, difficilement acceptables quand le Président du Conseil Général avait annoncé ce matin qu’il n’avait aucune marge de manœuvre.
Ce budget a été soutenu par 17 conseillers généraux sur 40 !
Nous demandons la démission du Président du Conseil Général en totale logique avec ses actes : il revendique le fait qu’il est incapable de présenter un budget sincère, il devra donc, dans l’intérêt de la Seine Saint-Denis et de ses habitants, quitter son poste de président.
Par ailleurs, c’est le rôle d’un élu responsable d’être irréprochable.
Dans ce cas, nous serions alors aux cotés de l’exécutif départemental pour faire gagner la Seine-Saint-Denis, mais toujours dans le strict respect de la démocratie et des lois, garantes d’une République exemplaire.
Ludovic Toro